Projet Associatif

Les idées fondatrices…

« Permettre au Limousin de disposer d’un pôle dédié aux déficiences sensorielles ? »

« Assurer aux habitants de cette région, porteurs de ces déficiences, les moyens d’accès à l’autonomie et à une vie citoyenne ? »

« Ne laisser personne en chemin. »

A travers quelles valeurs, quels moyens ?…

L’ARES, association gestionnaire

Cette Association a pour but la gestion d’Etablissements et Services, en réponse aux besoins relatifs à l’éducation, la scolarisation et la rééducation des personnes déficientes sensorielles. (article 2 des statuts)

Ce positionnement de gestionnaire constitue un des principes fondateurs de l’association. Si une large place est faite aux usagers, à leurs représentants, à leurs familles, au CA, au bureau, l’ARES a toujours affirmé qu’elle ne saurait les représenter ou s’exprimer en leur nom, elle n’est pas une association de personnes handicapées.
Dans les instances où elle siège, elle apporte son expertise technique, sa connaissance des handicaps concernés, de leurs différents modes de prise en charge, mais entend laisser toute leur place aux associations représentatives des personnes atteintes de déficiences sensorielles ou de leurs familles avec lesquelles elle souhaite agir en complémentarité.

Cependant, cette fonction de gestionnaire et de porteur de projets ne peut s’exercer sans prendre largement en compte la place des personnes accompagnées, la réalité des prises en charge, la fonction des différents partenaires. C’est pourquoi l’association s’applique à préserver au sein de ses instances décisionnaires (bureau, CA) un juste équilibre entre familles, professionnels du handicap (en exercice ou retraités) et partenaires institutionnels.

Un domaine de compétence clairement délimité

Les déficiences sensorielles, l’accompagnement des personnes qui en sont porteuses, leur rééducation, leur dimension sociale, les techniques et outils de compensation… sont au cœur du projet associatif.

Ces handicaps sont plus que d’autres directement concernés par les progrès de la science. Recherche médicale, évolutions techniques, bio technologies conduisent à l’évolution régulière des modes de prise en charge, des possibilités de compensation, du pronostic médical…

Forte de ces constats, l’association a fait le choix de se concentrer exclusivement sur ces champs de handicap. Elle a constitué et développé depuis 20 ans son plateau technique, en recrutant des professionnels très spécialisés, par un effort conséquent en faveur de la formation professionnelle continue, à travers une veille technique permanente.

Ce choix ne saurait en aucune manière être facteur d’exclusion de certains usagers. Les déficiences sensorielles peuvent s’inscrire dans un tableau clinique plus complexe, être associées à d’autres handicaps. C’est la raison pour laquelle, au fur et à mesure de la spécialisation de ses personnels, l’ARES a mené une action volontariste de développement de partenariats avec d’autres structures, détentrices d’autres compétences, d’autres expériences.

L’ARES, association régionale

La vocation régionale de l’association est affirmée dans son nom. Certes les évolutions législatives successives et la modification de la demande en matière de scolarisation, n’ont jamais permis à l’institut de prendre une réelle dimension régionale (projet d’hébergement jamais abouti, évolution en faveur de la scolarisation en milieu ordinaire, au plus près du domicile…).
Si l’on prend en compte la densité de population, les taux de prévalence des handicaps sensoriels, la nécessaire et grandissante spécialisation des plateaux techniques, le rayonnement sur un territoire suffisamment vaste demeure un impératif.

Compte tenu de la petite taille de la région limousin, et de l’implantation de l’association à Limoges, cette dimension régionale ne saurait exclure le développement d’activités dans les autres départements limitrophes de la Haute-Vienne (Indre, Vienne, Charente et Dordogne), dès lors que des besoins y apparaissent qui ne peuvent être satisfaits localement.

Cette dimension fait partie intégrante du projet associatif. Elle conditionne l’organisation et le fonctionnement de l’ARES (mobilité des personnels, moyens de transports, organisation du travail), ainsi que sa politique de communication et de collaborations.

Un impératif, développer les partenariats

A l’heure actuelle, l’association a développé en partenariat avec des acteurs locaux, dans le cadre de GCSMS, de conventions, ponctuelles ou pérennes, des actions en Haute-Vienne, en Corrèze, en Creuse, dans l’Indre, la Dordogne.

Ces collaborations sont certes motivées par la nécessité de conforter le plateau technique, elles témoignent également d’une préoccupation constante de l’association relative à la situation de ses usagers, de leur parcours, de la cohérence des prises en charge.

D’une part, le dépistage précoce, les avancées médicales (traitements, appareillage, rééducations…) rendent aujourd’hui indispensable un lien plus étroit avec le secteur sanitaire (CHU, HME, équipes d’implant…). Ce lien, jusqu’ici informel (présence de médecins hospitaliers au CA, échanges d’informations) devra être formalisé par des conventions (AG 2009).

D’autre part, nos services sont de plus en plus fréquemment sollicités, pour intervenir dans le cadre de problématiques complexes : enfants pluri voire polyhandicapés, troubles associés, difficultés sociales… Dans ces situations, si des prises en charge et un accompagnement spécialisés de la déficience sensorielle sont nécessaires, ils ne sauraient satisfaire l’ensemble des besoins. Des réponses partenariales doivent être élaborées, appuyées sur des professionnels d’origines et de compétences diverses.